Travail des enfants : le Maroc réduit le taux à moins de 1,3 % (Sekkouri)
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- 11 février 2026 - 17:00 --
- Maroc
Le Maroc s’est engagé, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à adopter une approche globale de lutte contre le travail des enfants, fondée sur la prévention, la protection, le cadre législatif et l’intervention sur le terrain, a affirmé, mercredi à Marrakech, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri.
S’exprimant à la cérémonie d’ouverture de la 6è Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants, M. Sekkouri a indiqué que conformément à la Vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le projet sociétal marocain repose sur une conception considérant l’enfance non seulement comme une étape du développement humain, mais comme un capital de valeurs essentielles d’une société consacrant les droits humains et consolidant la justice sociale.
Dans ce sens, il a mis en exergue les résultats probants issus de ces efforts constants, se traduisant notamment par une baisse significative du nombre d’enfants en situation de travail, précisant que cette proportion a diminué d’environ 60 % entre 2017 et 2024, et d’environ 30 % entre 2021 et 2024, pour atteindre aujourd’hui moins de 1,3 % de l’ensemble des enfants.
Le ministre a rappelé que le Maroc a ratifié les principales conventions internationales, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, ainsi que les conventions n°138 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) concernant l’âge minimum d’admission à l’emploi et n°182 relative aux pires formes de travail des enfants, tout en veillant à l’harmonisation de sa législation nationale avec ces engagements internationaux.
Il s’agit notamment de l’interdiction du travail des enfants de moins de 15 ans, du renforcement du contrôle concernant les enfants âgés de 15 à 18 ans et de l’interdiction de leur emploi dans des travaux dangereux, a-t-il expliqué, ajoutant qu’un cadre juridique spécifique a également été adopté pour la protection des travailleuses domestiques, ainsi qu’une loi relative à la lutte contre la traite des êtres humains.
“Le Maroc poursuivra ses efforts pour consolider ces acquis, à travers le développement des politiques sociales, le renforcement de la protection sociale, le soutien aux familles vulnérables, l’élargissement de l’accès à l’éducation et le renforcement des mécanismes de contrôle, en étroite collaboration avec la société civile et l’ensemble des parties prenantes”, a fait observer M. Sekkouri.
“Nous avons besoin aujourd’hui de passer d’approches techniques à une approche courageuse, faisant de l’élimination du travail des enfants une véritable priorité des politiques publiques, afin de garantir l’avenir de nos enfants et celui de nos sociétés”, a-t-il enchaîné.
La 6è Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants réunit l’ensemble des acteurs concernés – gouvernements, partenaires sociaux, organisations internationales, société civile et tous ceux qui croient en la cause de l’enfance –, a relevé le ministre, avant de conclure en soulignant que “la mobilisation en faveur de l’enfance est un engagement moral et militant, ainsi qu’une conviction profonde que l’avenir des sociétés commence par la protection de leurs enfants”.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette rencontre, qui se poursuit jusqu’au 13 février, permettra de dresser le bilan des progrès réalisés et des défis persistants depuis la 5è Conférence mondiale tenue à Durban en 2022 et de renforcer l’apprentissage par les pairs, la coopération internationale et la cohérence des politiques publiques aux niveaux national, régional et mondial.
Organisée par le ministère de l’Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences en partenariat avec l’OIT, cette conférence d’envergure internationale vise également à mettre en lumière les liens entre l’élimination du travail des enfants et les autres principes et droits fondamentaux au travail, à donner un nouvel élan à l’action menée en faveur des principes et droits fondamentaux au travail et à encourager de nouveaux engagements en ce sens, notamment grâce à la Coalition mondiale pour la justice sociale.
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