UNESCO : le Maroc distingué pour ses avancées dans les industries culturelles et créatives
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- 30 mars 2026 - 15:00 --
- Maroc
Les efforts du Maroc pour promouvoir les industries culturelles et créatives (ICC) sont salués dans l’édition 2026 du rapport de l’UNESCO « Repenser les politiques en faveur de la créativité ».
Le rapport onusien, qui propose une vue d’ensemble approfondie de l’évolution des politiques qui façonnent les secteurs culturels et créatifs dans le monde, met en avant notamment les avancées nationales en matière de mise en oeuvre de stratégies sectorielles ciblées, ou encore d’initiatives visant à promouvoir la mise en réseau et la visibilité afin d’aider les créateurs indépendants et les petites entreprises culturelles.
Le document cite le Maroc parmi les pays ayant déployé une série de mesures ciblées pour soutenir en particulier le développement des jeux vidéo, évoquant « des plans de financement et des programmes de formation spécifiques en collaboration avec des institutions cinématographiques et universitaires, des salons commerciaux mettant en relation les développeurs de jeux avec les investisseurs, et des pôles dédiés aux jeux vidéo et équipés d’infrastructures techniques de pointe ».
Il se fait écho à cet égard de l’organisation par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication du premier Moroccan Gaming Expo (Salon marocain des jeux vidéo) en 2024 afin de « promouvoir l’industrie du jeu vidéo du pays et de faire de Rabat Gaming City (Cité dédiée aux jeux vidéo) un pôle pour les entreprises locales et internationales ».
« L’événement a permis à de jeunes développeurs de jeux vidéo marocains de présenter leurs projets à un public international, ouvrant ainsi la voie à des collaborations potentielles avec des investisseurs et des professionnels du secteur », relève le rapport qui note que cette initiative « proposait un programme varié de présentations, de séances de réseautage et de démonstrations, couvrant divers thèmes allant de l’intégration du patrimoine et de la culture marocains au développement de jeux et au rôle des banques nationales dans l’écosystème des jeux vidéo au Maroc ».
Les initiatives du Maroc sont également saluées dans le volet du rapport consacré à la numérisation des opérations des institutions culturelles publiques pour améliorer la prestation de services et sensibiliser la communauté créative aux politiques culturelles et aux programmes de soutien existants.
Il retient des plateformes numériques en cours de développement ou de mise à jour « pour numériser les procédures administratives, permettant aux artistes et aux professionnels de la culture de demander des subventions ou d’accéder aux services de sécurité sociale, aux réductions d’impôts et à d’autres mécanismes d’aide publique ».
Evoquant, par ailleurs, les efforts déployés dans la région arabe pour préserver la radio et maintenir son rôle dans la diffusion de l’information et la promotion de la culture, en particulier en tant que pont entre les générations et les cultures, le rapport cite en exemple les réformes menées au Maroc pour soutenir « la régulation et le développement des médias audiovisuels, incluant la radio publique, conformément aux principes de l’indépendance éditoriale et de la promotion de la diversité culturelle et linguistique du pays ».
Parmi les pays ayant participé à la phase pilote des Indicateurs Culture|2030 de l’UNESCO, sept sur dix, dont le Maroc, ont rapporté, en outre, que le tourisme et les sports/loisirs faisaient également partie des attributions de leurs ministères chargés de la culture, ajoute la même source.
« Non seulement les secteurs culturels et créatifs bénéficient d’une reconnaissance mondiale au sein de l’arène de l’élaboration des politiques, mais ces développements indiquent également une tendance à l’alignement de la culture sur d’autres stratégies de développement national », relève le rapport.
L’édition 2026 du rapport de l’UNESCO « Repenser les politiques en faveur de la créativité » examine les principaux défis et les nouvelles opportunités liés à l’environnement numérique et à l’intelligence artificielle, au commerce mondial, au développement durable, à la mobilité des artistes, à l’égalité des genres et à la liberté artistique.
Il s’agit du quatrième rapport de suivi de la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il vient renforcer la base de données « probantes » permettant d’élaborer des politiques culturelles « éclairées, inclusives et tournées vers l’avenir aux niveaux national et international », selon l’organisation onusienne.
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