GREEN JOBS II : l’ANEF renforce son engagement pour des emplois verts en zones rurales

GREEN JOBS II : l’ANEF renforce son engagement pour des emplois verts en zones rurales

 Le directeur général de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), Abderrahim Houmy, a réaffirmé l’engagement de cet établissement en faveur d’un développement durable, inclusif et générateur d’emplois verts dans les zones rurales et montagneuses.

Présidant à Rabat la 3ᵉ réunion du comité de pilotage du projet GREEN JOBS II “Promotion des emplois verts à travers les chaînes de valeur durables en zones rurales et de montagne”, M. Houmy a réitéré l’engagement de l’ANEF à consolider et à valoriser les acquis du projet, au bénéfice des communautés locales, à travers une approche intégrée plaçant l’économie verte, l’inclusion sociale et la durabilité au cœur du développement territorial, indique un communiqué de l’Agence.

A cette occasion, M. Houmy a mis en exergue le rôle structurant de cette initiative, qui s’inscrit en appui à la stratégie “Forêts du Maroc 2020-2030”, dans la promotion de l’entrepreneuriat rural forestier, l’insertion économique des jeunes et l’autonomisation des femmes, en contribuant à l’émergence de modèles économiques locaux plus résilients et plus compétitifs.

Il a, aussi, salué les avancées significatives réalisées par ce projet, financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 5,5 millions d’euros, et mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), soulignant que ce projet illustre concrètement la capacité des partenariats stratégiques à transformer durablement les territoires ruraux et montagneux.

Selon le communiqué, à un an de son achèvement, le projet affiche des résultats particulièrement probants. Ainsi, précise-t-on, 70 structures d’économie collective ont été accompagnées, près de la moitié ont enregistré une progression moyenne de leur chiffre d’affaires d’environ 20%, environ 1.170 emplois directs ont été créés, tandis que 1.180 bénéficiaires ont amélioré leurs revenus de 20%.

Par ailleurs, plus de 1.700 personnes ont bénéficié de formations spécialisées, renforçant durablement les compétences locales, a fait savoir le communiqué, précisant que parmi ces structures, neuf coopératives “championnes” se distinguent aujourd’hui par leur niveau avancé de maturité, leur capacité à accéder à de nouveaux marchés et leur rôle croissant dans l’accompagnement d’autres initiatives locales, contribuant ainsi à l’émergence d’un écosystème coopératif forestier structuré et solidaire.

Selon la même source, ces résultats confirment la pertinence de l’approche portée conjointement par l’ANEF et ses partenaires, et consacrent le projet GREEN JOBS II comme un levier stratégique de transformation socio-économique durable, au service des zones rurales et montagneuses, de la valorisation responsable des ressources naturelles et de la construction d’une économie verte inclusive.

De son côté, Mme Oumnia Aboukorah-Voigt, Directrice du Pôle Énergie, Environnement et Gouvernance de la GIZ Maroc, a souligné que cette troisième réunion intervient à un moment charnière, marqué par le passage d’une phase d’expérimentation à un stade de maturité où les impacts du projet sont désormais visibles et mesurables sur le terrain.

Mme Aboukorah-Voigt a insisté sur la nécessité de capitaliser sur les acquis obtenus et de réfléchir collectivement aux leviers permettant leur déploiement à plus grande échelle, afin d’inscrire durablement cette dynamique dans les politiques de développement économique territorial.

Le projet GREEN JOBS II accompagne les structures économiques collectives rurales et forestières en renforçant leurs capacités techniques, managériales et commerciales, tout en favorisant une gestion durable des ressources naturelles dans quatre régions à fort potentiel, en l’occurrence Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Béni Mellal-Khénifra et Rabat-Salé-Kénitra.

Il repose sur une approche intégrée ciblant les structures de l’économie collective en milieu forestier, autour de quatre chaînes de valeur stratégiques, à savoir les produits forestiers non ligneux, les travaux forestiers et la valorisation des ressources ligneuses, l’écotourisme et l’aquaculture continentale.

À travers des dispositifs d’incubation, de formation-action, d’appui à la structuration administrative et financière, d’élaboration de plans d’affaires, d’équipement et d’accès au marché, il vise à faire émerger des structures économiques autonomes capables de générer une dynamique durable de développement local, conclut le communiqué.

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