FMI : les efforts de consolidation budgétaire du Maroc salués à Bangkok

FMI : les efforts de consolidation budgétaire du Maroc salués à Bangkok

La consolidation budgétaire du Maroc a été saluée mercredi à Bangkok par Davide Furceri, chef de division au département des finances publiques du Fonds monétaire international (FMI). Le responsable a ainsi mis en avant les efforts engagés par le Royaume en matière de finances publiques.

« Le Maroc reste confronté à des défis budgétaires liés notamment à la flambée des prix de l’énergie », a indiqué M. Furceri, dans une déclaration à la MAP en marge des assemblées annuelles du FMI et la Banque Mondiale qui se tiennent à Bangkok au Thaïlande du 12 au 18 octobre.

Dans ce sens, le responsable du FMI a mis l’accent sur les efforts de consolidation budgétaire du Maroc, insistant sur l’importance de préserver les mécanismes de protection sociale en faveur des populations les plus vulnérables.

« La maîtrise des dépenses publiques passe notamment par une meilleure hiérarchisation des priorités budgétaires, un désengagement progressif des subventions généralisées et la mise en place d’aides sociales directes ciblées », a expliqué M. Furceri.

Ces orientations visent à concilier la réduction des déficits publics avec la nécessité de protéger les catégories sociales les plus exposées aux chocs économiques, notamment ceux liés aux fluctuations des prix internationaux de l’énergie.

Le responsable du FMI a également insisté sur l’importance de mettre en place des programmations budgétaires à moyen terme permettant d’inscrire la réduction du déficit dans une trajectoire durable et de renforcer la prévisibilité des politiques publiques.

Pour le Maroc, ces orientations soulignent l’enjeu de concilier la soutenabilité des finances publiques avec la préservation des acquis sociaux, dans un contexte marqué par les incertitudes sur les marchés énergétiques internationaux.

Le renforcement d’un cadre budgétaire crédible à moyen terme constitue ainsi un levier essentiel pour améliorer l’allocation des ressources publiques, consolider la soutenabilité de la dette et préserver les marges de manœuvre nécessaires au financement des priorités de développement, a-t-il conclu.

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