Mezzour : le Maroc a développé une véritable méthode d’industrialisation
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- 11 juin 2026 - 10:00 --
- Maroc
Le Maroc a développé, au fil des années, une véritable méthode d'industrialisation portée par la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a souligné le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour.
Dans un entretien au journal français "La Tribune", à la suite de la publication du récent indice africain d'industrialisation de la Banque africaine de développement (BAD), qui place le Maroc au premier rang continental, Mezzour a indiqué que cette performance résulte de la politique industrielle qui a été conduite par le Souverain durant ces 25 dernières années.
Le ministre a expliqué que ce classement tient compte d’abord des performances industrielles pures, de la valeur ajoutée des exportations, du climat des affaires, de l’articulation de la logistique avec la politique industrielle, des emplois et de la qualification de ces derniers.
Le Maroc, a-t-il souligné, a développé au fil des années une véritable méthode marocaine d’industrialisation, fondée sur une Vision Royale, des choix stratégiques et des investissements structurants ayant permis de renforcer durablement la compétitivité du tissu productif national.
Mezzour a mis en avant les accords de libre-échange conclus par le Maroc, ainsi que les investissements réalisés dans des infrastructures logistiques de classe mondiale, citant notamment le complexe portuaire Tanger Med, "porte d’entrée du Royaume vers les marchés internationaux", ainsi que les projets portuaires de Nador et de Dakhla.
Le ministre a également souligné que le succès industriel du Maroc repose sur la continuité des politiques publiques qui se sont succédées, citant à cet égard le Plan Emergence, le Plan d’accélération industrielle, ainsi que le programme "Made in Morocco".
Abordant la question du capital humain, Mezzour a relevé les efforts importants consentis dans les domaines de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, notant que le Royaume certifie aujourd’hui plus de 330.000 qualifications professionnelles par an et forme plus de 35.000 ingénieurs et assimilés annuellement, contre quelque 3.000 auparavant.
S’agissant des infrastructures, le ministre a insisté sur leur rôle central dans la réussite du modèle industriel marocain, tout en précisant qu’elles constituent un levier parmi d’autres. Il a rappelé que le Royaume dispose aujourd’hui d’un réseau autoroutier de près de 2.000 kilomètres et d’infrastructures portuaires parmi les plus performantes au monde, contribuant à fluidifier les échanges et à réduire les coûts logistiques.
Mezzour a, par ailleurs, mis en avant l’expérience des zones d’accélération industrielle, conçues pour offrir aux investisseurs un environnement intégré, des services de qualité et des procédures simplifiées.
Evoquant la dimension africaine du Royaume, le ministre a souligné l’importance des initiatives stratégiques lancées sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, notamment l’initiative d’intégration atlantique, structurée à travers le projet phare qui est le gazoduc Nigeria-Maroc, visant à renforcer l’intégration économique régionale, à faciliter l’accès à l’énergie et à soutenir le développement des pays concernés.
Il a également relevé que l’initiative visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique ouvre de nouvelles perspectives au bénéfice de l’ensemble de la région.
Concernant les petites et moyennes entreprises, Mezzour a indiqué que l’action du gouvernement consiste à les accompagner dans l’identification de débouchés, l’obtention des certifications nécessaires, l’innovation et l’accès aux marchés nationaux et internationaux, afin de favoriser leur croissance et leur intégration dans les marchés.
Mettant en exergue l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs étrangers, le ministre a souligné que le Royaume poursuit ses efforts pour consolider ses avantages compétitifs dans un contexte marqué par une concurrence internationale accrue et des stratégies de réindustrialisation menées dans plusieurs régions du monde.
"Nous essayons de miser sur nos forces et d’être de plus en plus innovants", a-t-il affirmé, soulignant que le Maroc veille à maintenir "un développement très équilibré entre notre marché local et nos capacités internationales".
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