Népal : 626 morts et plus de 2.400 disparus après les inondations
Le bilan de la crue dévastatrice survenue mercredi au Népal, s’est alourdi à 626 morts, tandis que 2.426 personnes sont toujours portées disparues, dont plus de 500 touristes étrangers, a annoncé samedi l’autorité népalaise chargée de la gestion des situations d’urgence.
Les opérations de recherche et de secours se poursuivent dans les zones les plus durement touchées, malgré des conditions météorologiques difficiles qui compliquent notamment les interventions aériennes.
Les secouristes s’emploient également à atteindre des personnes encore bloquées dans plusieurs infrastructures, notamment des installations hydroélectriques.
Au Népal, l’armée a notamment engagé des opérations pour secourir des personnes piégées dans le tunnel d’une centrale hydroélectrique de Trishuli 3A. Quelque 350 employés de la centrale et riverains ont déjà été évacués, tandis que plus d’une centaine de personnes seraient encore bloquées.
De l’autre côté de la frontière, au Tibet, les autorités chinoises font état de sept morts et 554 personnes toujours portées disparues, dont 260 étrangers. Les opérations de secours y sont rendues particulièrement difficiles par les fortes pluies, les routes coupées et le relief escarpé de la région.
Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), la catastrophe aurait été provoquée par l’effondrement d’un glacier, entraînant une importante coulée de glace, de boue et de débris qui a ravagé les zones situées en aval.
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) estime que jusqu’à 93.000 personnes pourraient être affectées par cette catastrophe.
Les opérations de secours restent par ailleurs exposées au risque de nouvelles inondations, plusieurs lacs s’étant formés à la suite de la crue et faisant craindre de nouveaux débordements ou des ruptures brutales.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents au Népal et dans l’ensemble de la région himalayenne durant la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre. Selon les scientifiques, le changement climatique contribue à renforcer l’intensité et la fréquence de ces phénomènes.
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