L'Italie appelle l’UE à renforcer la surveillance des frontières face à Ebola
L’Italie a demandé vendredi à l’Union européenne de renforcer la coordination en matière de surveillance des frontières, face au risque de propagation du virus Ebola sur le continent.
« L’Italie estime que la situation épidémiologique en Afrique centrale, liée à la récente flambée du virus Ebola Bundibugyo (BVD) en République démocratique du Congo et en Ouganda, requiert la plus grande attention« , indique un communiqué du gouvernement italien.
Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, au président du Conseil européen António Costa et au président en exercice de l’UE, Nikos Christodoulides, la présidente du Conseil des ministres italien Giorgia Meloni a demandé que la gestion des frontières soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil européen prévu les 18 et 19 juin.
Tout en affirmant avoir déjà mis en place des protocoles sanitaires spécifiques pour les voyageurs revenant des régions touchées, l’Italie annonce l’envoi ce week-end d’une équipe d’experts de l’Institut Spallanzani de Rome à Kinshasa afin d’apporter une assistance technique ainsi que des médicaments et du matériel médical, selon la même source.
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai en RDC, plus de 1.000 cas suspects et 246 décès ont été recensés, selon les autorités sanitaires et l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine.
Des cas ont également été signalés dans les provinces congolaises du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que l’Ouganda voisin a confirmé sept infections, dont un décès.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte sanitaire internationale, estimant que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être supérieure aux chiffres actuellement disponibles.
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