New York : Bouayach plaide pour un engagement collectif en faveur des droits de l’Homme et développement
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- 03 juin 2026 - 10:30 --
- Maroc
La présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach, a plaidé, mardi à New York, pour un engagement collectif renouvelé en faveur des droits de l’Homme, de la paix et du développement dans un monde confronté à une multitude de défis.
S’exprimant lors de la réunion annuelle 2026 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sur l'État de droit et les droits humains (2-4 juin), Mme Bouayach, également présidente de l'Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l'Homme (GANHRI), a relevé que l’édification d’un monde plus juste et plus équitable passe aussi par la consolidation de l’Etat de droit et le renforcement de l'action multilatérale.
Elle a estimé que le monde d’aujourd’hui fait face à une "crise de confiance" qui affecte les rapports entre les citoyens et les institutions, notamment sur les plans régional et international, et ce dans un contexte marqué par une crise de financement des droits et du développement, outre le recul de l’action multilatérale.
"Cette crise ne signifie pas un rejet des institutions par les populations elles-mêmes, mais reflète plutôt une perte de confiance en leur capacité à fonctionner de manière équitable, efficace et coordonnée", a-t-elle expliqué lors de cet événement de trois jours, notant que la persistance des conflits et le creusement des inégalités socio-économiques dans plusieurs parties du monde sont parmi les facteurs qui alimentent un sentiment croissant de frustration et de désillusion.
Dans ce contexte, la présidente de la GANHRI a appelé à reconsider l’approche traditionnelle des crises, estimant que le développement, la sécurité, les droits humains et l'Etat de droit "ne sont pas des agendas séparés, mais plutôt des dimensions intégrées d’un objectif unique qui se manifeste par la priorité accordée à l’édification de sociétés plus justes, stables et résilientes".
Mme Bouayach a, par ailleurs, mis en avant le rôle central des institutions nationales des droits de l'Homme en matière de sensibilisation et de prévention des crises, ainsi que dans le cadre des efforts visant à renforcer la relation de confiance entre les institutions et la société.
Évoquant le recul des ressources allouées à la promotion des droits de l'Homme, à la gouvernance démocratique et aux mécanismes de prévention, la présidente de la GANHRI a indiqué que le soutien à ces institutions "n'est pas une charge financière, mais plutôt un investissement stratégique dans la paix, la stabilité et le développement durable".
Cette réunion de haut niveau du PNUD braque les projecteurs cette année sur l’importance de renforcer l’État de droit, la sécurité, les droits humains et l’action locale, ainsi que de consolider la paix pour bâtir des sociétés sûres, résilientes et inclusives.
Elle vise notamment à anticiper les évolutions futures du domaine de l’État de droit, de la gouvernance locale, de la consolidation de la paix et des droits humains, et à concevoir des stratégies, des approches et des modalités de partenariat qui peuvent le mieux atténuer les risques et maximiser l’impact. Il s’agit aussi de discuter du rôle de nouvelles parties prenantes non-traditionnelles, y compris en provenance du secteur privé, et explorer les meilleures façons d’engager de nouveaux partenaires.
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