Essaouira : Ahmed El Bouari suit les projets de développement de la filière arganière

Essaouira : Ahmed El Bouari suit les projets de développement de la filière arganière

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari a effectué, dimanche, une visite de terrain, à la commune El Korimate (province d’Essaouira), consacrée notamment au suivi des programmes agricoles de l’arganier, à la durabilité de ses écosystèmes et au développement de la filière arganière.

D’un coût global dépassant 118 millions de dirhams (MDH), le programme de l’arganier agricole dans la province bénéficie à 12 communes territoriales et concerne près de 2.500 bénéficiaires directs sur une superficie totale avoisinant 3.105 hectares.

Dans une déclaration à la MAP, Abderrahmane Aït Lhaj, chef du Département de Développement des Zones de l'Arganier à l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) a indiqué que cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi de l’un des projets d’arganier agricole les plus réussis de la province, précisant qu’il s’agit d’une initiative réalisée dans le cadre d’un partenariat entre l’Agence de développement agricole et le Fonds vert pour le climat.

Il a expliqué que ce projet a permis la plantation de 10.000 ha d’arganiers agricoles, dans le but de soutenir les producteurs des zones arganières, de contribuer à la réduction des effets du changement climatique et d’alléger la pression sur l’écosystème et la forêt de l’arganier et permettre aux agriculteurs et producteurs d’accroître leur production, d’améliorer leurs revenus et de renforcer l’économie liée à la filière de l’arganier.

De son côté, Fouad Jinate, directeur de la gestion des projets à l’Agence de développement agricole, a souligné que ce projet, qui s’inscrit dans le cadre des projets d’agriculture solidaire lancés par SM le Roi Mohammed VI, a permis, grâce à l’accréditation de l’Agence auprès du Fonds vert pour le climat, de mobiliser une subvention financière avoisinant 400 MDH.

Dans une déclaration similaire, il a ajouté que ce projet, réalisé en partenariat avec l’ANDZOA, a permis la plantation de 10.000 hectares d’arganiers, indiquant qu’une unité de valorisation des produits est actuellement en cours de réalisation dans le cadre de ce programme.

Il a également précisé que le projet cible les petits agriculteurs dans les zones souffrant de rareté hydrique, relevant que l’arganier fait partie des espèces adaptées à la faiblesse des précipitations tout en offrant une rentabilité importante.

M. El Bouari, qui était accompagné de responsables des services agricoles aux niveaux central, régional et provincial, s’est également informé des recherches menées par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) pour accompagner le développement de l’arganier agricole, notamment en ce qui concerne la sélection et l’enregistrement de 13 variétés d’arganiers, le développement des techniques de multiplication et d’amélioration génétique, ainsi que le renforcement des pépinières à travers la production et la distribution de plants adaptés aux conditions climatiques locales.

Dans cette lignée, la directrice de l’INRA, Lamiae Ghaouti, a affirmé que le programme d’intensification de la culture de l’arganier agricole est accompagné par l’Institut, avec comme objectif d’atteindre 2.000 hectares plantés grâce à des techniques de multiplication conforme, utilisant des plants issus de 13 variétés développées par l’Institut.

Ces variétés sont inscrites au catalogue officiel et se distinguent par leur grande productivité ainsi que leur résistance aux conditions climatiques difficiles, a-t-elle déclaré à la MAP, faisant savoir qu’une action est actuellement menée avec les pépinières, d’autant plus que plus de 2.630 plants ont été livrés afin de les soumettre à des opérations de greffage et d’enracinement.

Elle a également mis en avant l’enregistrement d’un brevet auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) portant sur les techniques de multiplication, compte tenu du fait que l’arganier est une espèce forestière difficile à multiplier, évoquant aussi l’élaboration d’un guide technique des opérations de multiplication et le développement des différents itinéraires techniques liés à la culture, à l’irrigation et à la gestion de l’arganier.

L’Institut, a-t-elle poursuivi, accompagne les pépinières afin d’atteindre l’objectif de 2.000 hectares à l’horizon 2030, à travers des plants de haute qualité garantissant une productivité élevée et une meilleure qualité des produits dérivés de l’arganier.

A l’issue de cette visite, M. El Bouari a présidé la cérémonie de remise des prix du concours de concassage des noix d’argan et la distribution de citernes tractées au profit des groupements d’éleveurs.

Le ministre a également présidé la cérémonie de signature de conventions portant sur la création d’un nouveau groupement d’élevage caprin relevant de l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins, ainsi qu’une convention relative à l’organisation de la filière arganière au niveau provincial.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l’arganier, organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, en tant qu’étape importante de valorisation des efforts déployés par le Royaume pour préserver, réhabiliter et développer durablement l’écosystème de l’arganier, considéré comme un patrimoine naturel, culturel et humain exceptionnel reconnu à l’échelle internationale.

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